RETRAITE ET DEPENDANCE : DEUX DOSSIERS “CHAUDS”
Source : le Cercle des Epargnants
Parmi les sujets brûlants qui attendent le nouveau gouvernement, deux préoccupent de plus en plus les épargnants : la retraite et le financement de la dépendance. Deux thèmes sur lesquels des décisions rapides s’imposent…
Selon le dernier sondage réalisé par l’Ifop pour l’Afer, la première association d’épargnants, 83% des Français sont inquiets pour leur retraite, soit 9% de plus qu’en 2002. Une inquiétude qui touche toutes les tranches d’âge-ils sont 90% entre 35 et 49 ans- et toutes les catégories sociales (ouvriers, employés, cadres, professions libérales). Et pour cause : l’accord sur les modalités de la retraite arrive à échéance en 2008.
Gouvernement et partenaires sociaux doivent les remettre à plat, que ce soit la durée de cotisation, les conditions d’attribution des retraites complémentaires, la valeur du point et son évolution dans le temps…Or le Comité d’orientation des retraites a remis en janvier un rapport alarmant. A régime identique, ses experts évaluent le besoin de financement entre 30 et 80 milliards d’euros en 2050. Un chiffre qui de lui-même appelle à plus de cotisations en travaillant plus longtemps ou à moins de prestations ou, ce qui est le plus probable, les deux à la fois. Parmi les suggestions : une modification des règles de calcul de la pension, la remise en question des régimes spéciaux…
Selon l’enquête du Cercle des Epargnants, les Français souhaitent majoritairement que l’Etat et la Sécurité sociale gardent un rôle majeur dans la prise en charge du financement des retraites. Ils approuvent l’augmentation de pensions pour les plus modestes, la prise en compte de la pénibilité pour la fixation de l’âge de départ à la retraite et l’alignement des régimes spéciaux. Ils sont plus réfractaires au recul de l’âge de la retraite (58% sont contre).Â
Outre la réforme de la répartition, le gouvernement devrait encourager la capitalisation et chercher à l’orienter vers le financement des entreprises au travers de l’investissement en actions. Même si le développement de l’épargne salarial figure tout autant que l’assurance-vie dans le programme présidentiel, le Premier ministre devra tenir compte des masses en jeu : 70 milliards d’euros pour la première et 1 060 milliards pour la seconde. C’est pourquoi le programme présidentiel envisage un avantage fiscal pour les souscripteurs  d’assurance-vie qui privilégieraient les actions pour le placement de leur épargne.
                                                                                                                                                                                                                       Le plan d’épargne retraite populaire n’étant pas un franc succès, le futur ministre de l’Economie et des Finances, quelle que soit sa nouvelle dénomination, devrait être tenté d’attacher son nom à un nouveau dispositif plus souple.
A peine moins urgent, le financement de la dépendance sera l’autre dossier qui attend le nouveau ministre des Affaires sociales. On estime en effet à 1% par an l’augmentation du nombre de personnes âgées dépendantes d’ici à 2040. Le plan que l’ancien ministre de la Santé et des Solidarités, Philippe Bas, a laissé sur son bureau, comporte une baisse de 25% (dans la limite d’un plafond) de la facture des pensionnaires de maisons de retraite évaluée aujourd’hui en moyenne à 1 500 euros par mois, la transformation de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et l’instauration d’un crédit d’impôt pour toute personne souscrivant une assurance dépendance.
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