Quoi de 9 sur les retraites ?

Veille sur l’actualité des retraites

Tour d’Europe - Suède : les recettes d’un système efficace.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 11:33 le Samedi 5 décembre 2009

Le système suédois serait-il l’exemple à suivre ?

L’ensemble des commentateurs semble se passer le mot : la Suède est le bon élève européen en matière de réforme des retraites. Après un long processus de dialogue social et en réponse à une espérance de vie parmi les plus élevées d’Europe (84 ans pour les femmes et 77 ans pour les hommes), ce pays a en effet réformé en profondeur son système en 1999.

Ce système conjugue deux régimes obligatoires : un régime par répartition et des éléments de capitalisation.

La cotisation (partagée entre les salariés et les employeurs) correspond à 18,5% du salaire brut. 16 % financent le régime par répartition et les 2,5 % restants alimentent un compte individuel de capitalisation, placé sur les marchés financiers sous le contrôle d’une agence gouvernementale. Il existe à ce titre 450 fonds de gestion, mis en concurrence. Or, de nombreux Suédois qui ont placé les 2,5 % de cotisations dans ces fonds ont perdu une partie de leur pécule à cause de la chute de la Bourse. Ils sont par conséquent plus nombreux à privilégier les fonds publics.

De plus, la réforme a mis en place un système incitatif pour faire reculer de facto l’âge légal de la retraite. Le salarié qui part avant l’âge légal (65 ans) perd une petite partie de ses droits. Celui qui décide de travailler au-delà reçoit une prime. En outre des plans de formation destinés aux actifs de 40-50 ans ont été mis en place pour permettre aux travailleurs âgés de rester en poste.

Le montant de la retraite est calculé sur le revenu moyen durant toute la vie active, et non plus, comme c’était le cas précédemment, sur les 15 meilleures années. Ceci permet de retracer en fin de carrière l’exacte contribution de chacun. Sont également prises en compte, à un barème moins favorable, les années passées à étudier, à effectuer son service militaire ou à s’occuper de jeunes enfants à la maison.

La pension dépend ainsi du montant des cotisations, mais également de l’espérance de vie moyenne au moment du départ à la retraite, et de la croissance économique.

Cette réforme a été liée à un important effort de pédagogie. Les Suédois reçoivent chaque année des informations clés concernant les sommes qu’ils ont versé pour leur propre pension, et des estimations du montant de leur retraite mensuelle qu’ils seront en droit de toucher, calculées sur la base de différentes hypothèses de croissance.

Toutefois ce nouveau système s’adresse aux personnes nées à partir de 1954. Les personnes nées avant 1938 ne sont pas concernées. Quant aux personnes dont la date de naissance se situe entre 1938 et 1953, un mélange des deux systèmes leur est appliqué.

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Agirc-Arrco : le régime complémentaire dans le rouge dès 2015 !

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 10:03 le Jeudi 15 octobre 2009

Source : Sauvegarde Retraites.

Les prévisions catastrophiques des caisses démentent formellement les hypothèses fantaisistes du Conseil d’Orientation des Retraites

Selon les projections de l’Agirc-Arrco, le solde technique du régime complémentaire sera négatif de 594 millions d’euros en 2015… et de 11,2 milliards d’euros en 2030. Des prévisions catastrophiques qui démentent catégoriquement les hypothèses très optimistes du Conseil d’orientation des retraites(COR).

Dévoilées dans le numéro 5 des « Lettres chiffres de l’observatoire des retraites » (page 48, http://www.observatoire-retraites.org/uploads/tx_orpublications/LORC5.pdf), les projections de l’Agirc-Arrco font froid dans le dos : le régime complémentaire court à grandes enjambées vers l’explosion financière. Malgré les ajustements opérés sur la valeur des points depuis les années 1990, la dégradation du solde technique semble, en l’état, inéluctable. Le taux de rendement du régime complémentaire, qui est passé en moins de 15 ans de 10,5 % par an à 6,5 %, devra-t-il subir une nouvelle érosion spectaculaire pour sauver le régime ? Il est permis de le penser, mais la marge de manœuvre est étroite : à ce rythme, les régimes de retraite par répartition ne seront plus rentables. Une fois à la retraite, les cotisants ne retrouveront même plus l’intégralité de leurs versements…

Cette situation semble ne pas émouvoir le Conseil d’orientation des retraites(COR). Sur la base d’hypothèses démographiques et économiques fantaisistes, il prétend, quant à lui, que le solde technique du régime complémentaire sera positif de 3,3 milliards d’euros en 2030… soit un écart de 14,5 milliards d’euros avec les projections de l’Agirc-Arrco elle-même !

Géré de manière paritaire selon un mode de pilotage par points, le régime complémentaire Agirc-Arrco est censé rester à l’équilibre et ne peut compter pour cela… que sur lui-même.

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Retraite par répartition : halte à l’intox !

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 8:20 le Jeudi 8 octobre 2009

Source : Sauvegarde Retraites.

Malgré l’ampleur du choc démographique et la crise économique, nos dirigeants, irresponsables, continuent à vanter les « prouesses » du système de retraite français.

En ces temps de crise, il est de plus en plus convenu de fustiger les marchés financiers et de diaboliser le recours à la capitalisation pour financer les retraites. En revanche, on ne compte plus les déclarations d’autosatisfaction concernant la retraite par répartition et le système de protection sociale français.

Ainsi, par exemple, la Présidente de la CNAV, Danièle Karniewicz, ne rate pas une occasion de jeter l’anathème sur toutes formes d’épargne et de louer le système de retraite français qui, pendant la crise, jouerait un rôle « d’amortisseur social », inégalé, qui permettrait aux retraités de maintenir leur niveau de vie. Un vrai miracle ! En terme d’intox et de propagande, on a rarement poussé le bouchon aussi loin…

La répartition consiste à payer les retraites du moment avec les cotisations qui sont versées, chaque mois, par les actifs. Or, en période de crise, les revenus baissent et le chômage augmente ! Fatalement, donc, les recettes diminuent… Alors, où est le miracle ? Où est « l’amortisseur social » ?

Certes, cet amortisseur existe (pour combien de temps encore ?) mais cela n’a strictement rien à voir avec la répartition ou avec les prétendues vertus de notre système de protection sociale. Ce fameux « amortisseur social » a un nom et un seul : « l’emprunt » ! L’emprunt encore et encore : 5,6 milliards d’€ en 2008, 8,2 milliards d’€ en 2009 et 11,3 milliards d’€ prévus en 2010.

Autrement dit, pour honorer les engagements de la CNAV, Danièle Karniewicz serait bien embarrassée si elle devait se satisfaire de la répartition. L’institution qu’elle préside aurait fait faillite et, ce, bien avant la crise. Non ! La CNAV s’endette massivement. Discrètement, ses dirigeants vont donc mendier (via la CADES Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale) sur les marchés financiers. Et, dans un grand élan d’amnésie collective, se vendent aux plus offrants … Horrible capitalisation !

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Notre solution face à cette chute financière avec cet Ehpad près de Saint-Emilion http://www.plus2retraite.com

LMNP : OPTIMISEZ VOTRE RETRAITE EN INVESTISSANT DANS UNE CHAMBRE MEDICALISEE !

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 12:39 le Lundi 17 août 2009

Le LMNP en chambre médicalisée !

Dans un environnement économique en profonde mutation, les investissements répondant aux besoins fondamentaux sont gages de sécurisation et de valorisation patrimoniale. Investir dans l’hébergement des personnes âgées, c’est participer au développement d’un secteur offrant une lisibilité exceptionnelle. Une demande structurelle liée aux évolutions socio-démographiques en  constante progression des résidents en garantit la pérennité. Secteur encadré par les pouvoirs publics au travers d’une stricte règlementation, l’hébergement des personnes âgées dépendantes bénéficie d’un environnement particulièrement sécurisé. Face à ces besoins incompressibles, la nécessaire croissance du parc d’établissements pour personnes âgées dépendantes implique une mobilisation de l’ensemble des acteurs. Contribuer à cet enjeu social, économique et humain, c’est avant tout réaliser une opération patrimoniale responsable.

Investir dans une chambre médicalisée permet au propriétaire de bénéficier du dispositif fiscal lmnp LOI BOUVARD. Ci-après son explication :

- la loi Bouvard (également appelée amendement Bouvard est un amendement à la loi de finances 2009,

- cet amendement a pour but de donner aux Loueurs en Meublés Non Professionnels LMNP une réduction fiscale équivalente à 25 % du prix d’acquisition lissée sur 9 années,

- investir en chambre médicalisée permet également de récupérer 19,6% de TVA du prix de la chambre,

- si la réduction d’impôt dépasse l’impôt dû par le propriétaire, la différence peut-être déduite de l’impôt sur le revenu de la 10ème à la 15 année.

Avoir le courage du (cinquième) risque.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 8:23 le Samedi 8 août 2009

Source : Le Monde.fr
Auteur : Philippe Bas (Ministre de la Santé et des Solidarités du gouvernement de Dominique de Villepin)

Parmi les engagements du candidat Nicolas Sarkozy figure la couverture du “cinquième risque”, c’est-à-dire le risque dépendance. C’est un engagement qu’il a eu raison de prendre ! Il faut maintenant le tenir.

Comment ?

(Lire la suite …)

L’allongement de la durée de cotisation modifie les comportements.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 5:44 le Mardi 4 août 2009

Bonjour, j’espère que votre été se passe pour le mieux.

Ci-après un peu de lecture après la baignade, après la descente d’un névé ou après le ramassage des foins…

Au plaisir et à bientôt. Olivier.

Source : Les Echos.

Un rapport de la Drees révise à la hausse l’impact de la réforme Balladur de 1993, qui avait porté de 37,5 ans à 40 ans la durée de cotisation. La loi Fillon prévoit une poursuite de l’allongement, mais de façon limitée, après 2012.

La réforme des retraites sera le grand rendez-vous social de 2010. Avec une question clef : faut-il continuer d’augmenter la durée de cotisation pour bénéficier d’une retraite complète ou faut-il relever l’âge légal de départ, toujours fixé à 60 ans ? Cette deuxième option, qui avait été clairement écartée en 1993 et en 2003 lors des réformes précédentes, est revenue sur le devant de la scène, de nombreux experts jugeant que seule cette mesure symbolique permettra de modifier les comportements des salariés et des entreprises. Les effets de la loi Fillon de 2003, qui prévoit l’allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans d’ici à 2012, sont jugés insuffisants au regard du déficit déjà considérable de l’assurance-vieillesse.

Pour autant, l’allongement de la durée de cotisation continue d’avoir ses défenseurs. Une étude que vient de publier la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) apporte une contribution intéressante au débat, en mettant en avant les effets induits par la réforme Balladur de 1993. Cette dernière n’est complètement en vigueur que depuis l’an dernier : les pensions du privé sont désormais calculées sur la base des 25 meilleures années de salaire et 160 trimestres de cotisation sont nécessaires (et même 161 trimestres depuis cette année, en vertu, cette fois, de la loi Fillon). Alors que des études précédentes avaient évalué à six mois le report moyen de la cessation d’activité pour toute année supplémentaire de cotisation requise, le chercheur Antoine Bozio l’estime désormais à huit mois : neuf mois et demi pour les hommes et cinq mois pour les femmes.

PEU DE MARGE DE MANOEUVRE.

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La Newsletter de juillet.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 10:42 le Dimanche 12 juillet 2009

EN 2030, IL Y AURA PLUS DE RETRAITES QUE D’ACTIFS…

En 2050, le scénario sera le suivant : 22.1 millions de retraités, 18.9 millions d’actifs et un déficit pour l’assurance vieillesse de 44.5 milliards d’euros. C’est en 2030 que les retraités l’emporteront sur les actifs si aucune réforme n’est mise en oeuvre. En 2020, le déficit de l’assurance retraite sera de 25 milliards d’euros contre 7.7 milliards d’euros prévus en 2009 et encore à condition que le chômage soit de 4.5% et la croissance soit de retour : beaucoup de conditions à la réalisation non garantie. Face à ce défi incontournable, le Gouvernement a demandé au COR d’étudier la transformation du régime général en régime par points afin de lisser plus finement les effets du vieillissement et de mieux valoriser la poursuite de l’activité au-delà de 60 ans.

85% DES RETRAITES FRANCAIS VIVENT DE TRANSFERTS PUBLICS

Avec la Hongrie, la France est le pays où la part des transferts publics dans le revenu des personnes de plus de 65 ans est le plus élevé, 85.4% pour une moyenne de 60% au sein de l’OCDE. Ce taux est de 36% aux Etats-Unis, de 72% en Italie et de 73% en Allemagne.

TAUX DE REMPLACEMENT (CHIFFRES OCDE)

Le taux de remplacement pour les nouveaux retraités est en France de 53.3% pour le salaire moyen contre 59% au sein de l’OCDE. Le Luxembourg est toujours en tête des pays prenant le mieux soin de ses retraités.

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Alerte ! La Cour des comptes refuse de certifier les comptes retraite de la Sécurité Sociale.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 10:12 le Vendredi 3 juillet 2009

Source : Sauvegarde Retraites

A l’heure où cotisants et retraités sont invités à se serrer la ceinture, la gestion de nos caisses de retraite va à vau-l’eau.
 
« Au terme de ses vérifications, (…) la Cour n’est pas en mesure de certifier (…) que les comptes combinés de la branche retraite sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle de la situation financière et du patrimoine de la branche ». C’est en ces termes accablants que Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cours des comptes, a présenté le résultat de l’audit que ses services ont réalisé au sein de la Sécurité sociale.
 
Comment en est-on arrivé à une telle extrémité ? Quelle faute les gestionnaires de la branche retraite ont-ils commise ?
 
Soyez bien assis. Car, ce n’est pas 1 dysfonctionnement que la Cour des comptes a fustigé et qui l’interdit de certifier les comptes mais… 9 ! Et, pour la plupart, d’une gravité confondante :
 
1 – Aussi invraisemblable que celui puisse paraître, la Cnav a été incapable de communiquer à la Cour les fonctionnalités, les règles de gestion et de contrôles automatisés de la chaîne des paiements des retraites. Autrement dit, les fonctionnaires de la Cnav n’ont plus en mémoire la manière dont, techniquement, les retraites sont versées. D’emblée, cette incapacité a posé une limite rédhibitoire aux travaux d’audit de la Cour…
 
2 – Plus de 5,4 % des pensions de retraite attribuées en 2008 comportent une anomalie financière en faveur ou au détriment des assurés. 5,4 % cela fait plus d’un retraité sur vingt qui est touché ! Sans compter que la Cour des comptes a précisé qu’il s’agissait d’une estimation basse… (« Ce taux étant bien supérieur dans certains organismes »).
 
3 – A côté de ces erreurs qualifiées de « ponctuelles », il y a les erreurs « systématiques ». C’est-à-dire des erreurs qui sont commises à tous les coups et depuis des années ! Parmi les principales, figurent le cas des trimestres attribués en surplus, aux chômeurs. Ce scandale, évalué, pour l’instant, à 2,5 milliards d’euros, a déjà défrayé la chronique. Mais, cette erreur n’est pas isolée. La Cour des comptes ajoute que des erreurs à caractère systématique ont également été détectées dans le décompte des jours durant lesquels les affiliés ont pu percevoir une rente au titre des accidents du travail ainsi que dans la détermination des périodes validées pour la retraite au titre de la naissance des enfants. Enfin, fait inouï : personne n’est capable de déterminer depuis quand ces erreurs sont répétées !
 
4 – Il n’est pas fait de rapprochement entre le montant des salaires déclarés par les employeurs pour servir de base au calcul des retraites et le montant des salaires sur la base desquels ils versent leurs cotisations. Dès lors, des cotisations payées peuvent ne pas ouvrir de droits à la retraite tout comme des droits peuvent être ouverts sans paiement des cotisations correspondantes.
 
5 – Dans certains cas, les révisions nécessaires des pensions déjà attribuées ne sont pas réalisées. Exemple : lorsque l’arrivée tardive des derniers bulletins de salaire justifie une révision de la retraite déjà liquidée, cette révision n’est pas toujours réalisée ou l’est de manière erronée.
 
6 – Les applications de paiement des retraites et les modes de contrôles internes ne sont pas opérés de manière suffisante « au regard du risque de fraude interne ».
 
7 – Un certain flou plane également sur les comptes de la branche famille de la sécurité sociale (CNAF). Dans ce contexte, la Cour des comptes ne peut pas certifier que le montant des cotisations vieillesse versées par la CNAF à la CNAV au titre des cotisations AVPF (avantage vieillesse des parents au foyer) soit juste.
 
8 – La Cour des comptes n’est pas en mesure de contrôler si les cotisations dues par le régime spécial des industries électriques et gazières (essentiellement EDF et GDF) à la CNAV sont versées dans leur totalité.
 
9 – Les comptes de la MSA (caisse de retraite des agriculteurs) n’ont pas, non plus, été certifiés par les commissaires aux comptes… Or, comme le régime des salariés agricoles est intégré financièrement à la CNAV (qui comble une bonne partie des déficits de la MSA), l’incertitude liée aux comptes de la MSA rejaillit, de facto, sur ceux de la CNAV.
 
NB : cette situation inadmissible que la Cour des comptes fait mine de découvrir aujourd’hui dure, en réalité, depuis des années… Or, la présidente de la 6e chambre de la Cour des comptes qui fustige la gestion de la CNAV n’est autre qu’une ancienne directrice de la… CNAV ! Cela ne remet en cause ni son intégrité, ni ses compétences qui sont reconnues de tous. Mais cela démontre à quel point les contrôles (ou plutôt auto-contrôles…) réalisés auprès des caisses de retraite sont une mascarade. Plus que de véritables audits, ils relèvent de démarches politiques qui n’intéressent que les administrations dans les luttes d’influence et de pouvoir qu’elles se livrent entre elles.
Ce constat ne fait que conforter la nécessité, comme le demande Sauvegarde Retraites, de créer des organismes parlementaires, véritables commissions permanentes de contrôle de nos retraites.

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60, 65, 67 ans….L’âge limite en débat.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 1:49 le Mardi 30 juin 2009

Source : Figaro.fr

L’âge du départ à la RETRAITE reste théoriquement de 60 ans, mais que signifie le faire passer à 67 ans ? Il a suffi que Brice Hortefeux, le ministre des Affaires sociales, évoque ce chiffre en citant l’exemple allemand pour mettre le feu aux poudres. Les syndicats sont arc-boutés sur un autre chiffre, celui de 60 ans, âge des départs à la RETRAITE depuis un quart de siècle. Pourtant, certains savent déjà qu’ils devront travailler plus longtemps pour avoir droit à une RETRAITE à taux plein. C’est le cas de tous ceux qui sont entrés dans la vie active après des études longues. 62, 63, 64 ou 65 ans, c’est après ces anniversaires qu’ils pourront quitter la vie active en ayant fait le plein des trimestres nécessaires. Entre ceux qui ont débuté tôt, voire très tôt dans la vie active, ceux qui sont licenciés après 55 ans et les autres, c’est le grand écart. Alors, l’âge de la RETRAITE, vrai ou faux débat ?

C’est en tout cas un sujet qui va agiter les partenaires sociaux lors des prochains rendez-vous. Car l’équation démographique - plus de RETRAITéS, moins de cotisants - fait plonger les comptes dans le rouge (7,7 milliards d’euros de déficit pour la branche vieillesse de la Cnav cette année). Il va bien falloir finir par confronter la théorie à la pratique. « L’an dernier, les Français sont partis à la RETRAITE, en moyenne à 61,03ans et seuls 49% sont encore actifs après 59ans. L’âge réel de départ à la RETRAITE est de 53,8ans à la RATP, de 58,5ans pour les fonctionnaires de l’Etat, de 61,1ans pour les salariés du privé et de 65ans pour les avocats », rappelle Philippe Crevel, président du Cercle des épargnants. En pratique, il y a déjà plusieurs âges. C’est à 60 ans que l’on peut décider de prendre sa RETRAITE de son propre chef. Mais ce n’est qu’à 65 ans que tout le monde est assuré d’obtenir une RETRAITE à taux plein. Et c’est désormais à 70 ans qu’un salarié peut être obligé de prendre sa RETRAITE. « De nombreux pays ne disposent pas d’âge légal de départ à la RETRAITE. Ils retiennent simplement des âges permettant de partir avec une RETRAITE à taux plein sans décote. En moyenne, l’âge de la RETRAITE au sein de l’OCDE est aujourd’hui de 65 ans. Plusieurs pays ont prévu de la porter progressivement à 67, voire 69 ans », ajoute Philippe Crevel. La France avec ses 60 ans est le pays où l’âge est le plus bas. Jusqu’à quand ?

Lundi, devant le Congrès, Nicolas Sarkozy a fixé le rendez-vous RETRAITE à mi 2010. «Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la RETRAITE, la durée de cotisation, la pénibilité», a expliqué le chef de l’Etat.

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Les Français “champion du monde” de la RETRAITE anticipée.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 10:46 le Lundi 15 juin 2009

Source : Sauvegarde RETRAITES.

“Encore aujourd’hui, les Français cessent leur activité avant 60 ans. Ce qui est beaucoup plus tôt que dans les autres pays développés.

59 ans et demi, c’est l’âge moyen auquel les Français quittent le monde du travail. C’est encore plus tôt que les italiens (61 ans pour les hommes) et plus de quatre ans avant les Suédois et près de dix ans avant les Japonais.
 
Ces données sont présentées, réactualisées, dans la dernière lettre du COR (Lettre n° 3 – juin 2009, « Le pilotage des régimes de RETRAITE »). Il en ressort, qu’en France, seulement 38,2 % des 55-64 ans sont en activité alors qu’ils sont 53,8 % en Allemagne, 58,2 % au Royaume-Uni et même 70,3 % en Suède.
 
Tous les pays industrialisés sont confrontés à un choc démographique qui met en péril le financement à venir de leurs RETRAITES. Mais, tous ne gèrent pas le problème de la même manière et, surtout, avec le même succès. Paradoxalement, la France est incapable de relancer l’emploi des seniors alors que son système de RETRAITE repose quasiment intégralement sur la répartition. La situation est d’autant plus critique que la génération du papy-boom liquide actuellement ses droits à la RETRAITE faisant autant de cotisants en moins et autant de RETRAITéS en plus.
 
Pour les jeunes générations, la charge financière va s’avérer insupportable. Elles ne pourront pas financer, à la fois, la RETRAITE de leurs parents, la RETRAITE et la dépendance de leurs grands parents ; sans oublier la dette publique et ses intérêts qui, plus que jamais, explosent littéralement.”

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