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Alerte ! La Cour des comptes refuse de certifier les comptes retraite de la Sécurité Sociale.

Classé dans: Articles-presse — Olivier @ 10:12 le Vendredi 3 juillet 2009

Source : Sauvegarde Retraites

A l’heure où cotisants et retraités sont invités à se serrer la ceinture, la gestion de nos caisses de retraite va à vau-l’eau.
 
« Au terme de ses vérifications, (…) la Cour n’est pas en mesure de certifier (…) que les comptes combinés de la branche retraite sont réguliers, sincères et donnent une image fidèle de la situation financière et du patrimoine de la branche ». C’est en ces termes accablants que Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cours des comptes, a présenté le résultat de l’audit que ses services ont réalisé au sein de la Sécurité sociale.
 
Comment en est-on arrivé à une telle extrémité ? Quelle faute les gestionnaires de la branche retraite ont-ils commise ?
 
Soyez bien assis. Car, ce n’est pas 1 dysfonctionnement que la Cour des comptes a fustigé et qui l’interdit de certifier les comptes mais… 9 ! Et, pour la plupart, d’une gravité confondante :
 
1 – Aussi invraisemblable que celui puisse paraître, la Cnav a été incapable de communiquer à la Cour les fonctionnalités, les règles de gestion et de contrôles automatisés de la chaîne des paiements des retraites. Autrement dit, les fonctionnaires de la Cnav n’ont plus en mémoire la manière dont, techniquement, les retraites sont versées. D’emblée, cette incapacité a posé une limite rédhibitoire aux travaux d’audit de la Cour…
 
2 – Plus de 5,4 % des pensions de retraite attribuées en 2008 comportent une anomalie financière en faveur ou au détriment des assurés. 5,4 % cela fait plus d’un retraité sur vingt qui est touché ! Sans compter que la Cour des comptes a précisé qu’il s’agissait d’une estimation basse… (« Ce taux étant bien supérieur dans certains organismes »).
 
3 – A côté de ces erreurs qualifiées de « ponctuelles », il y a les erreurs « systématiques ». C’est-à-dire des erreurs qui sont commises à tous les coups et depuis des années ! Parmi les principales, figurent le cas des trimestres attribués en surplus, aux chômeurs. Ce scandale, évalué, pour l’instant, à 2,5 milliards d’euros, a déjà défrayé la chronique. Mais, cette erreur n’est pas isolée. La Cour des comptes ajoute que des erreurs à caractère systématique ont également été détectées dans le décompte des jours durant lesquels les affiliés ont pu percevoir une rente au titre des accidents du travail ainsi que dans la détermination des périodes validées pour la retraite au titre de la naissance des enfants. Enfin, fait inouï : personne n’est capable de déterminer depuis quand ces erreurs sont répétées !
 
4 – Il n’est pas fait de rapprochement entre le montant des salaires déclarés par les employeurs pour servir de base au calcul des retraites et le montant des salaires sur la base desquels ils versent leurs cotisations. Dès lors, des cotisations payées peuvent ne pas ouvrir de droits à la retraite tout comme des droits peuvent être ouverts sans paiement des cotisations correspondantes.
 
5 – Dans certains cas, les révisions nécessaires des pensions déjà attribuées ne sont pas réalisées. Exemple : lorsque l’arrivée tardive des derniers bulletins de salaire justifie une révision de la retraite déjà liquidée, cette révision n’est pas toujours réalisée ou l’est de manière erronée.
 
6 – Les applications de paiement des retraites et les modes de contrôles internes ne sont pas opérés de manière suffisante « au regard du risque de fraude interne ».
 
7 – Un certain flou plane également sur les comptes de la branche famille de la sécurité sociale (CNAF). Dans ce contexte, la Cour des comptes ne peut pas certifier que le montant des cotisations vieillesse versées par la CNAF à la CNAV au titre des cotisations AVPF (avantage vieillesse des parents au foyer) soit juste.
 
8 – La Cour des comptes n’est pas en mesure de contrôler si les cotisations dues par le régime spécial des industries électriques et gazières (essentiellement EDF et GDF) à la CNAV sont versées dans leur totalité.
 
9 – Les comptes de la MSA (caisse de retraite des agriculteurs) n’ont pas, non plus, été certifiés par les commissaires aux comptes… Or, comme le régime des salariés agricoles est intégré financièrement à la CNAV (qui comble une bonne partie des déficits de la MSA), l’incertitude liée aux comptes de la MSA rejaillit, de facto, sur ceux de la CNAV.
 
NB : cette situation inadmissible que la Cour des comptes fait mine de découvrir aujourd’hui dure, en réalité, depuis des années… Or, la présidente de la 6e chambre de la Cour des comptes qui fustige la gestion de la CNAV n’est autre qu’une ancienne directrice de la… CNAV ! Cela ne remet en cause ni son intégrité, ni ses compétences qui sont reconnues de tous. Mais cela démontre à quel point les contrôles (ou plutôt auto-contrôles…) réalisés auprès des caisses de retraite sont une mascarade. Plus que de véritables audits, ils relèvent de démarches politiques qui n’intéressent que les administrations dans les luttes d’influence et de pouvoir qu’elles se livrent entre elles.
Ce constat ne fait que conforter la nécessité, comme le demande Sauvegarde Retraites, de créer des organismes parlementaires, véritables commissions permanentes de contrôle de nos retraites.

1 chambre médicalisée rapporte 2 x + de retraite qu’1 appartement neuf !
http://www.plus2retraite.com/comparatif-rendement-locatif-reel-d-un-appartement-neuf.php

3 Commentaires »

Commentaire par Valentini

19 juin 2010 @ 11:15

Après 30 ans de malversations monétaires et fiscales, l’escroquerie aux retraites

L’avorton français, le rejeton naturel d’une paillasse à gueule enfarinée, tragi-comique, incarnant jadis l’état, fruit d’une royale copulation, vient de faire un grand bond étatique en avant selon la logique comptable du capital, une logique de guerre: allonger la durée du travail et surtout, surtout, réduire le salaire. La seule constante capitaliste, au milieu de la tempête des réformes tous azimuts! Rappelons que la retraite n’est que du salaire différé ou, comme le veut le vulgum pecus de l’économie standard, épargné et donc non consommé. C’est que l’avorton national ne sait, en fait, rien faire d’autre qu’apporter une aide massive aux classes capitalistes qui en veulent toujours plus. Dialectique de la grande gueule au service des fines gueules! Sans quoi cette chienlit dorée ne peut pas rebondir, la pôv’ chérie! En effet, l’unique but des classes capitalistes est d’accumuler du capital, pas seulement, comme Tonton Cristobal, pour en avoir le cul cousu, mais avant tout pour que cette accumulation se maintienne à un niveau qui soit rentable. C’est le sens des privatisations, accompagnées des habituelles privations de rigueur pour les prolétaires, et non comme il a été rabâché et rabâché dans le but d’une gestion plus efficace ou, version socialiste à la française, d’une administration plus moderne. Blablabla fumeux qui, d’un côté, avoue avec fierté l’incapacité de l’état à diriger et de l’autre pose le dirigisme étatique, comme la solution de relance aux crises engendrées par l’économie dite de marché. Le FMI, l’Union européenne, le G 20, etc., sont autant de faits qui démontrent l’importance grandissante de la puissance publique et attestent que personne, absolument personne, ne croient plus à la régulation par le biais du marché. L’économie capitaliste, livrée à elle-même, s’effondrerait.

Cette importance croissante de l’interventionnisme d’état dans la vie économique et sociale des nations pleinement capitalistes, en même temps qu’il soutient, encadre et tente de relancer l’économie de marché, est, en fait, si l’on s’en tient à sa logique propre, liquidateur de l’économie capitaliste. L’état capitaliste, en tant que conseil d’administration des classes capitalistes, ne crée pas de capital, au contraire! Il en consomme et il en consomme de plus en plus. Il doit donc faire travailler plus les prolétaires, et plus longtemps, pour faire gagner plus d’argent aux classes capitalistes et ainsi rendre le capitalisme français plus compétitif, face à ses concurrents. Mais l’avorton français, à cheval sur la trique étatique, qui se vantait hier de faire circuler le sang de la France, la salope, comme disent, à demi-mot, les tontons flingueurs de la politique politicienne, a fini par tomber dans le trou du budget. Voilà l’état français, in vollem Staat! Qui plus est, couvert de merde, par tous les indigents de la république qui en bavent et en chient, ils n’en peuvent plus du paupérisme relatif qui les tenaille. La prolétarisation les guette. Vient et voit ici le jour la façon française de faire l’amour avec le peuple. Dans ces conditions, le monétarisme keynésien, reliques des années 30, qui promettait de faire de l’or avec de la merde, et vidé de toute substance historique, d’ailleurs illusoire et donc, en tant que théorie, bon à jeter dans les poubelles idéologiques de l’histoire, ne pouvait que perdre sa sainteté. Et ce n’est pas le retour foireux de l’oecuménisme régulateur, après la banqueroute de 2008, qui va remettre en selle, un quelconque new deal. L’avorton français a bien compris qu’il nage dans la merde, au lieu d’un bonheur à la Picsou qu’il s’était promis. Le voilà submergé par une dépression chronique.

Vite! Se bouger le cul. Réagir. Sentant la menace d’un engloutissement, après l’enlisement progressif, l’avorton étatique s’est tout à coup réveillé, en 2007. Image d’aviateur futuriste, ayant sa queue en ligne de mire. Les Dupont et Dupont de la cinquième république nous ont offert un petit ballet éruptif, balancé à gros coups de dzim boum boum médiatiques

-Ça va chier! A dit le Dupont gouvernemental.
-Je dirais même plus, ça va liquider! A rajouté le Dupont présidentiel.

Le français est d’abord un être spirituel. On sent qu’il a envie d’entrer dans la peau de l’histoire, au contraire de l’Africain qu’il considère comme sa descente de lit colonial. Un progrès tout de même depuis l’esclavage, puisque ce dernier reste ainsi sur place. C’est qu’attention, l’avorton populaire a bouffé du boche, liquidé du juif, cassé du jaune et du bicot, et surtout, gloire des gloires, a stoppé le cannibale moscovite, en train de vider, hardi donc, l’honneur sacré de la France, source de sa grandeur, par fellation nationalo-mystique. En pratique, depuis le grand massacre parisien, l’avorton français s’est révélé comme un Rwandais ultra développé. Il est à la pointe du communisme capitaliste qui socialise profits et salaires, à coups de planche à billets ou, ce qui revient au même, de déficit budgétaire, et nationalise le risque d’entreprendre, à coups de réformes monétaires et fiscales, bouclier d’or collé au cul cousu, déshabillant Fatima pour rhabiller Nadine et Rachida d’un habit tout neuf de pupille de la nation. C’est que c’est un homme, un vrai, viril et laïc, comme dit son nègre laïus. Il met son point d’honneur à refuser la grosse ficelle de l’impôt, cette politique aussi mensongère que totalitaire et donc faussement populaire. Le peuple, en fait, c’est lui, comme l’autre disait, l’état c’est moi! Et par conséquent, l’escroquerie à la retraite est somme toute charité tout à fait ordonnée. Ça dégraisse! Ça rend neuf! Ça Sturm und Drang en avant! Chaud! Chaud, oui-da, devant! C’est un progrès social fantastique. Du commerce équitable entre humains de bonne volonté. Ce qu’il a emprunté aux classes capitaliste, par le biais de l’impôt et du déficit budgétaire, à présent, il le leur rend au centuple. L’Enfant-Betancourt ni n’attend, ni n’entend payer l’addition. Sauf si c’est pour une bonne cause: bombarder Bagdad ou Téhéran. Là, le gaspillage se justifie à 100%. Quant aux enfants de prolétaires, ça sera suffisant pour eux de faire comme leurs aristocrates de parents, verser l’impôt du sang, afin que les fils du Sauveur Suprême, soient beaux et dorés, dans les siècles des siècles, en vertu des valeurs supérieures.

Prolétaires, faisons comme si ces valeurs existaient réellement, préparons une nouvelle Saint-Barthélémy! Exterminer du juif, c’est bon pour les imbéciles, en plus d’être ringard, comme disent les générations libérées de tout complexe de refoulement.

-Homme capitaliste, y es-tu?
-Je mets mon jupon!

Comme un vieux goût, venu d’ailleurs, un divin effroi, après une drôle de guerre. Fin du spectacle. Gouverner et faire la guerre tous azimuts ou militer et lutter contre le capitalisme, il faut encore et à nouveau choisir.

Commentaire par AUDE 42

19 juin 2010 @ 15:32

Cette réforme des retraites est injuste dans sa proposition , c’est toujours le revenu du travail qui paiera et non le revenu du capital, là où se trouve la plus importante masse financière. Le fond du problème reste ancestral et universel, quand sera-t-on capables d’un meilleur partage des biens de cette terre ? Il y a une question plus cruciale encore : et les femmes dans tout ça ? Ce sont elles qui ont les revenus les plus faibles et qui travaillent le plus à temps partiel ? Celles aussi qui sacrifient une partie de leur carrière pour évelever des enfants ?De quelles retraites vont-elles pouvoir bénéficier, sachant qu’il y a des plus en plus de femmes seules du fait des séparations et des divorces ? FEMMES MOBILISEZ VOUS LE PROJET DU GOUVERNEMENT EST ENCORE PLUS INJUSTE POUR VOUS !!!!!

Commentaire par lolo

25 juin 2010 @ 12:04

Je voudrais savoir pourquoi on donne un âge de départ. Il serait plus simple de ne tenir compte que du temps de cotisation : 40 ans OK. Celui qui a commencé à 18 ans part à 58 ans ; celui qui commence à 25 ans prendra sa retraie à 65 ans. Comme ceux qui commencent tot ont un général une carrière moins bien rémunérée, ils auront une retraite plus longue, ce qui compensera les retraites des gros salaires qui finiront plus tard car ils auront commencé à un âge plus avancé en raison de leurs études notamment !

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